Castel de Grenoble

Ost du Lyonnais et Dauphiné
 
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 [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.

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François De Perneuil

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Mar 16 Fév 2010 - 13:51

[Matin du sixième jour ; Vallée du Grésivaudan]

Lorsque je quitte l'auberge ce matin, j'ai l'agréable surprise de sentir mes bottes crisser dans une légère couche de neige. J'observe le blanc duvet qui a recouvert les flancs escarpés bordant le Grésivaudan. Je pousse un long soupir de satisfaction simpliste face au spectacle de pureté qui s'offre à moi, avant que le nuage de vapeur que j'exhale ne me rappelle le froid mordant qui nous entoure. Instinctivement, et comme je l'ai eu fait pour ma fille, je resserre la peau de fourrure autour du corps fragile de mon petit-fils, puis admire son visage de poupon aux yeux d'azur. L'innocence de son regard, mêlée à l'écrin de pureté hivernale me donne l'étrange impression que l'ignominie de mes actes est pardonnée. Un signe du destin ? Je n'y crois guère, mais le destin s'il existe a su me jouer de drôles de tours. Le fils cadet de l'aubergiste m'apporte ma monture, contre une pièce sortie droit de ma bourse et un léger sourire. S'il se rendait compte ce jeune garçon...

Serrant le jeune Vicenzo contre mon flanc, j'enfourche mon compagnon de route, puis regarde la petite citadelle Grenobloise traversée par ses deux rubans d'argent que sont l'Isère et le Drac. J'ai une petite pensée mélancolique au souvenir du Fringant. Nos routes se sont à nouveau séparées, probablement pour toujours. Mais qui sait ? Piquant des deux, je me remets en route ; en route vers un nouveau déchirement. Sur le trajet de quelques heures à peine, je me remémore les évènements des derniers jours.


[Soirée du second jour ; Alentours de Die]

Je plisse les yeux afin de distinguer la silhouette de mon ami dans la pénombre, puis mon regard se pose sur la bâtisse de pierres grises qui se dresse à quelques centaines de pieds. Une odeur de fumée de bois embaume l'air alentour, portée par une bise glaciale qui m'arrache des frissons réguliers. C'est ici ? Rémi hoche la tête. Tout à fait. Charmant non ? Ca ne vaut pas la Casa Constantini ; mais ça me fait mal au coeur d'en arriver là. A moi aussi François. Léger soupir qui se distingue par un nuage blanc dans le froid. A moi aussi. Il met pied à terre ; je l'imite. Allons. Terminons ça rapidement.

Profitant de la nuit sans lune, nous approchons lentement de la demeure de ma fille. Rémi tire lentement son épée hors de son fourreau ; j'en fait tout autant, avant d'approcher de la porte de la ferme, les bottes crissant dans la boue. On se jette un regard qui en dit long durant plusieurs secondes, puis le Fringant hoche brièvement la tête et tambourine à la porte, dont le battant résonne. Je baisse le ton jusqu'à chuchoter. Qui se trouve ici ? Mon ami me dévisage. Une jeune fille s'occupe des enfants durant les absences de ta fille. Ca pose un problème ? Il marque un court silence. Tout problème a une solution... Le sous-entendu est évident. Une voix frêle parvient, étouffée, de l'autre côté de la porte. Qui est là ? Milice. Ouvrez ! Bruit de barreau que l'on déplace, puis une fine raie de lumière se découpe le long du chambranle. Que se... Pas le temps d'en dire plus pour la jeune fille, Rémy, fidèle à lui-même, entre dans le vif de l'action en précipitant l'ouverture de la porte d'un grand coup de botte.

La jeune Marie pousse un cri de surprise étouffé par sa chute sur le dos, et le Fringant a tôt fait de lui imposer le respect et le silence par la pointe de sa lame plaquée contre la gorge de la servante. A l'étage, m'ordonne-t-il tandis qu'il ne quitte pas sa captive du regard. Sans perdre de temps, j'emprunte l'escalier de bois dont les marches grincent sous mon poid et mon allure précipitée, puis arrive dans la pièce à vivre située au dessus des anciennes étables. Je remarque les pans de tissus de lin épais tirés à travers l'étage qui cloisonnent les différentes pièces de la ferme, et écarte le plus proche de moi, découvrant un enchevêtrement de couvertures posées à même le sol. Je constate avec humour que ma Laura a gardé ses habitudes de nomade. Dur de changer des habitudes ancrées depuis l'enfance.

Sortant de mes rêvasseries, je parcours l'humble pièce du regard, et ne trouvant pas ce que je cherche, relâche le pan de tissu et en tire un second, où j'ai enfin la bonne surprise de tomber sur deux couffins d'osier à l'intérieur desquels dorment mes petits-enfants. Je regarde avec affection les deux nourrissons paisibles dans leurs écrins de lin, d'osier et de laine ; puis, avec précaution, soulève celui des deux qui n'a pas de fil ornant son poignet. Mon regard se pose alors sur un nouvel enchevêtrement de couvertures bien pliées sur le sol, dans un carré presque parfait. A la taille de la couche, je devine qu'il s'agit de celle d'Aude, mais la petite n'est pas là, contrairement aux affirmations du Fringant. Dans un froncement de sourcils interrogateur, je quitte l'étage et redescends auprès de mon compagnon de fortune, Vicenzo dans les bras.


Aucune trace de la petite. Le Fringant soupire, puis exerce une pression un peu plus forte de la pointe de sa lame sur la gorge de Marie. Où est la petite Aude ? La jeune femme répond dans un sanglot. Avec son père, mais je ne sais où... Rémy secoue la tête. Merde. J'espèrerai que ce ne serait pas le cas. Il soupire. Tant pis. Il me fait un signe de tête. Partons. Je hoche la tête et le précède à franchir le pas de la porte. J'entends un bruit étouffé derrière moi, avant que le Fringant ne sorte à son tour, rengainant son épée. Je me tourne vers lui, les tripes serrées de savoir que nous allons nous quitter bientôt, et pour longtemps. Que faisons-nous alors ? Comme prévu. Prend la route vers l'Est, tu trouveras le village de Castillon, et demeures-y un jour ou deux ; après quoi tu reprendras la route vers Grenoble. Il sortit un vélin replié et me le tendit. Tiens. Voilà l'endroit où la petite est retenue. Tu sauras quoi faire une fois là-bas. J'attrape lentement le vélin, comme s'il s'agissait d'un charbon ardent, et redoutant d'ores et déjà la confrontation vers laquelle il me conduira. Je glisse le plan dans ma bourse avec précaution, puis pose mon regard sur mon ami. Que vas-tu faire ? Rémi pousse un soupir et remonte sur sa monture. Je vais quitter ma paisible retraite dans le Grésivaudan et quitter ces terres pour quelques temps. Je lui tends l'enfant, le temps pour moi de monter à cheval à mon tour. Une fois en selle, je m'approche afin de récupérer Vicenzo, et croise le regard du Fringant. Et bien il semblerait que nos chemins se séparent à nouveau mon ami. Hélas, je le crains. Bien. Sois prudent sur les routes Fringant. Sois prudent à Florence François. Je hoche la tête sèchement. J'y veillerai. Je prends une longue inspiration. Merci Rémi pour ton aide. Il ricane à mes propos, puis éperonne son cheval et s'éloigne sans répondre. Ca ne m'étonne guère de lui. Je regarde sa silhouette s'éloigner dans le noir et disparaître rapidement à ma vue, avant de partir à mon tour vers l'Est.

[Matin du troisième jour ; Castillon-en-Diois]

Lorsque le chant du clocher m'extirpe des bras de Morphée, le soleil est déjà bien haut dans le ciel. Mon regard à peine éveillé se pose directement sur Vicenzo qui dort encore à poings fermés, emmailloté dans les couvertures. Je me redresse sur la couche et gratte ma chevelure hirsute, avant de me lever pour de bons, plongeant mes pieds dans mes bottes usées et malodorantes. Il faudra que j'en change une fois à Florence. Beaucoup de choses changeront, il me faudra agir en conséquence. Je descend auprès de l'aubergiste et lui demande de me préparer un repas, ainsi que du lait dans une cruche pour l'enfant, en échange d'une somme plus que suffisante pour qu'il fasse cela sans tarder et me le fasse monter. Je remonte dans la chambre et retrouve l'enfant toujours endormi.

La vue de sa petite frimousse me rappelle le visage de ma fille lorsqu'elle n'était qu'un nourrisson dans les bras de sa mère ; en bien plus agitée que Vicenzo. Ah Maria. Ce que tu peux me manquer. Mon regard se fait rêveur et je revois son visage à la peau mate, ses grands yeux noirs emplis de malice, le parfum suave de ses cheveux châtains, son caractère farouche avec lequel toute discussion semblait perdue d'avance, ou impossible. Le coups du tenancier contre le battant de la porte me tire de mes souvenirs. Je vais chercher le repas et le remercie d'un sourire. J'avale rapidement le reste d'eau de mon outre, puis la remplit du lait, avant de m'attaquer au repas que j'avale avec appétit. Apparemment, l'odeur de la nourriture à attisé l'esprit du jeune di Constantini qui se réveille en pleurs, réclamant sa ration. Sans attendre, je m'emploies à le satisfaire en pinçant mon outre afin de lui laisser le temps d'avaler par petites gorgées le lait de l'outre. M'occuper du nourrisson réveille en moi de vieux souvenirs de jeunesse. Pendant que l'enfant tête, mon esprit repart vagabondant au fil de mes souvenirs. J'ai du temps à tuer, du repos à rattraper et une entrevue à préparer.


[Sixième jour ; Un peu au sud de Grenoble]

Après quelques heures de chevauchée menée au pas, j'arrive enfin au devant de la petite masure indiquée par le plan du Fringant. J'observe la fumée noirâtre qui s'échappe de la cheminée en marmonnant. Moyen pour une bicoque abandonnée... Je descends de cheval et attache ma monture au tronc d'un feuillu découvert par la saison ; puis avance vers la masure portant l'enfant au creux de mon bras droit, une bouteille de vin dans la main gauche, et la bourse destinée au mercenaire à la ceinture. Arrivé devant la porte de bois délabrée, je la pousse sans frapper, entre doucement et referme derrière moi. Mes yeux ne sont pas encore habitués à la pénombre qu'une forte odeur d'ammoniac mêlé de putrescence m'assaillit les narines. Je ferme les yeux quelques secondes, et les réouvre pour distinguer enfin le mercenaire affalé sur une chaise en train de somnoler. Je pose la bouteille sur la table, tâchant de faire un maximum de bruit afin de réveiller l'homme. Hey ! Debout là-dedans.
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Charles Vallus

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Sam 22 Mai 2010 - 11:45

Le temps passe, vite, et en moins de temps pour le dire les jours durant lesquels il devait garder la captive s’étaient écoulés. Ils étaient un peu entrés dans un espace-temps parallèle, qui fait que le temps avait passé très vite malgré le fait qu’il n’y avait rien à faire sinon patienter dans la bicoque abandonnée. Finalement, il s’était fait un peu plus « tendre » avec Laura, et lui avait filé un nouveau morceau de pain trop vieux à grailler. Plus pour avoir la paix que pour réellement être gentil en fait, c’est qu’il en avait marre de l’entendre geindre et réclamer à manger…à croire qu’elle avait été élevée par un gueux basique qui ne lui avait pas appris les bonnes manières. Y avait plus d’éducation d’nos jours, même pas un p’tit s’il te plait, ou un p’tit merci. Rien.
Elle lui en avait fait voir de toutes les couleurs durant ces quelques jours, mais lui n’avait pas cédé et, maintenant que le sixième jour était arrivé, il savait qu’il avait gagné et que, bientôt, il recevrait sa récompense pour la mission qu’il avait accompli avec brio, et il pourrait se la couler douce dans une petite ville tranquille ou personne ne l’emmerderait… Le pied quoi.

Tout occupé qu’il était à s’imaginer au bord d’un lac, les pieds dans l’eau, entrain de siroter un quelconque alcool local, il s’endormit sur la table de la vieille bicoque. Mais il s’endormit genre…l’homme qui s’écroule sur la table en ronflant. Repos bien mérité pour lui qui n’avait pas réellement dormi depuis presque une semaine, qui était resté sur le qui vive pour surveiller sa captive. Bah oui, quand on surveille une dure à cuire, faut pas imaginer pouvoir se reposer et il l’avait bien compris Charles.
Les heures avaient passé et lui rattrapait son sommeil en retard en continuant de dormir d’un sommeil de plomb, persuadé que sa captive n’était plus en état de bouger le petit doigt. Si on l’avait pas réveillé, sûr qu’il dormirait encore le bonhomme, c’est qu’il avait le sommeil persistant.
Il faisait jour maintenant, ou pas, impossible de savoir exactement surtout quand on avait encore les yeux fermés, mais y avait un moyen de savoir rapidement, tout en le réveillant rapidement.


Hey ! Debout là-dedans.

Voilà, vous savez maintenant comment il fallait faire pour le réveiller en moins de deux. Ca, et un bruit sourd de bouteille cognant sur une table. Facile, hein ? Limite au garde-à-vous, il sursaute et porte la main sur sa dague, prêt à égorger le trouble-sieste avant de remarquer qu’il avait déjà vu ce gars là. Un petit tour dans sa mémoire lui permit même de se rappeler où qu’il l’avait vu, et puis de toute façon il avait les mêmes trais que sa captive, même dans la pénombre ambiante il réussissait à le voir. C’était l’père de la donzelle.
Il range alors sa dague, et zieute sans se cacher sur la bouteille posée devant lui, avant de se racler la gorge et prendre la parole.
J’vous attendais plus. J’vois qu’vous avez amené à boire, tant mieux, j’commençais à m’dessécher. Il prend la bouteille en main en souriant. La donzelle est là-bas dans l’coin, j’vous laisse vous en occuper, j’ai une bouteille à boire.
Il laisse alors le père à ses affaires et se met à picoler tout seul dans son coin, dégustant avec délice le premier alcool depuis des jours. Et comme pour lui déguster ça voulait avant tout dire se goinfrer, la bouteille fut vide descendue.
Rassasié, il remarqua cependant très rapidement un phénomène étrange. La tête lui tournait étrangement, il était pris de vertige pas du tout normaux surtout qu’il venait juste de pioncer plusieurs heures. Se mettant debout, il avança en titubant en direction du père.
Hey…qu’est-ce que tu as mis…Boum. Chute sur le plancher de la bicoque, inconscient sans avoir pu terminer sa phrase. La vigilance l’avait apparemment quitté et il venait de commettre la négligence de trop.
Rideau.
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François De Perneuil

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Lun 24 Mai 2010 - 14:50

Je regarde le mercenaire assoupi sortir - ou plus exactement jaillir - d'entre les bras de Morphée, et l'examine longuement. Ses gestes, le soulagement qui s'inscrit sur son visage ; pour lui, enfin la porte de sortie, la libération. Je devine que sa mission n'a pas dû être aussi simple que ce qu'il le pensait. Regard vers ma fille quand il me la désigne et froncement de sourcils. une sourde colère monte en moi. Mes yeux se braquent à nouveau sur le mercenaire qui descend sa bouteille de vin comme s'il s'agissait d'eau. Un léger sourire furtif, et ma colère retombe.

Hey…qu’est-ce que tu as mis… Pas le temps de finir, il s'écroule lourdement, renversant la chaise au passage avant de s'étaler sur le plancher de la bicoque. Je marmonne un "bonne nuit, crétin" plus à mon attention qu'à la sienne, puis dépose précautionneusement Vicenzo, endormi paisiblement, sur la table avant de m'accroupir devant ma fille. La froideur de son regard me glace le sang. Je reconnais bien là ma Laura. Au-delà de sa condition, de sa souffrance, elle trouve encore la force de vouloir me tenir tête. Je tends ma main vers sa joue afin d'écarter la mèche de cheveux sale qui lui barre le visage. Bien évidemment, elle détourne la tête, refuse mon contact. Je grimace doucement. Le dégoût. Mon propre dégoût, envers ce qu'elle a subi - et envers moi-même. Finalement, elle finit par parler. Son ton est froid, neutre, sa voix faible, et pourtant emplie d'une force de neutralité impressionnante. Cigüe ? me demande-t-elle. Ne pas parler de la situation. Ne pas évoquer le problème. Un terrain neutre, pour ne pas craquer, ne pas montrer de faiblesse, reprendre confiance. J'entre dans son jeu, la souffrance a bien assez duré. Belladone. Très concentrée. Je l'avais prévenu. Il aurait dû se méfier. Je prends une lente inspiration. Tu es mal en point. A qui la faute ? Je ricane légèrement. Te connaissant, je dirai cinquante/cinquante. Changement de sujet. Revenir sur sa santé. Où ? Je peux me débrouiller... J'insiste. Où !? Elle prend une longue inspiration, levant les yeux au ciel. Elle affiche clairement son mépris envers moi, mais elle va devoir faire avec. Les doigts surtout. Une porte est franchie, la douleur perce au travers de sa voix. Elle est bien plus atteinte que ce que j'ai pu l'imaginer.

Je l'aide à s'allonger avec précaution, à plat ventre, avant d'examiner ses doigts, un-à-un. Elle a tiré sur ses liens comme une possédée. Tes poignets sont à vifs. Pas de réponse. Ce mercenaire avait beau être un crétin, il savait y faire en torture et sadisme. Index, majeur et annulaire de la main gauche ; index et majeur de la droite. Je saisis le premier doigt démis entre mes mains. A trois... Grande inspiration. Trois ! Je tire d'un coup sec, le claquement m'arrache un frisson, renforcé par le cri d'agonie de ma fille. Comme on lui a appris, il faut battre le fer tant qu'il est encore chaud. Quatre claquements supplémentaires. Quatre hurlements atroces, ponctués de cambrures, de spasmes et de gesticulations de douleur. La compassion me crève le coeur. De tous les actes médicaux et chirurgicaux, les plus insoutenables sont ceux prodigués à la chair de sa chair.

A nouveau, je l'aide à se redresser, doucement. J'essuie le traces de poussières qui maculent sont visage, là où les larmes ont coulé, avant de l'ausculter plus attentivement, à voix haute afin qu'elle sache quel est son état. Blessure superficielle à l'arrière du crâne, coquard à l'oeil gauche, paumettes boursouflées - le contraste rouge-brun est d'autant plus frappant sur la pâleur de son visage - ; lèvre inférieure gonflée, sang séché entre les dents. Palpation du thorax. Gonflement sur le flanc gauche, un beau bleu en perspective ma belle... Je continue, descendant, abdomen, bassin, jambes. Les chevilles aussi sont à vif. Rien d'autre. Détache-moi... Je secoue doucement la tête, sourire en coin, désignant le mercenaire d'un signe de tête. J'suis pas si con... Désolé Laura. Mon attention se porte ensuite sur la flaque de vomi séchée. Malade ? Mauvaise bouffe... Ca va mieux ? En grande forme, ironise-t-elle entre deux souffles haletants. Je fais claquer ma langue, puis me redresse.

Bien... Son regard change. La froideur devient plus intense, se mêle de détresse. J'ai déjà croisé ce regard auparavant, et je risquerai de céder. Non... Me fais pas ça ! Je tire ma dague hors de son fourreau, luttant contre mes émotions contradictoires pour ne pas craquer. Il faut raisonner, agir avec recul, avec froideur. Résolu, mon regard vert-bleu plonge une dernière fois dans le sien. Notre dernière confrontation. Je ne peux pas abandonner. Ne pas reculer. Je lève le bras. Le temps semble s'étirer, décompose mon mouvement, grave chaque instant dans ma mémoire. Désolé chérie...

Le pommeau de ma dague s'abat avec force sur son crâne, dernière souffrance physique, l'assommant illico. J'ai à peine le temps de la retenir dans sa chute pour qu'elle ne se cogne pas plus durement sur le sol. Je tranche enfin ses liens, puis me retourne vers l'enfant. Il n'a pas bronché malgré les hurlements de sa mère. Le sommeil des innocents. Je le prend au creux de mon bras, délicatement, enjambe la dépouille de Charles puis quitte la bicoque, un dernier regard humide vers le corps inerte de ma fille.

[Grenoble ; Hôpital Notre-Dame]

Je tire sur les rênes de ma monture et l'arrête au devant du parvis. Je plonge la main dans mon mantel et fais prévenir curés, prêtres et soeurs de l'établissement de l'endroit où trouver Laura. La carte du Fringant les aidera. Route de Monestier ai-je précisé avant de remonter sur ma monture. Pas le temps de rester. Je repars au galop, direction l'Est. Vers Briançon. Passer les Alpes. La Toscane. A moi Florence. A moi la vengeance.
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Laura di Constantini

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Lun 24 Mai 2010 - 23:59

[???]

La Lumière. Depuis combien de temps ne l'avait-elle pas vu ? Probablement trop longtemps depuis l'enlèvement. Laura plissa les yeux et ramena sa main droite devant ceux-ci en guise de protection. Elle regarda, ébahie, son membre avec attention, une attèle lui ensserrait index et majeur alors que sa main gauche était complètement immobilisée sous des bandages. Elle secoua doucement la tête, puis regarda autour d'elle. Quatre murs de pierre massifs. Ca commençait bien. Elle était à nouveau prisonnière de quatre murs, sans savoir où elle se trouvait. Elle tenta de se redresser, mais son corps refusa de se plier à sa volonté dans une brûlure unanime. Grimace et gémissement de douleur, tête qui retombe en arrière sur un oreiller fin et dur dans un soupir d'inconfort.

Vous feriez mieux de ne pas bouger. Dévissement de la nuque sur sa droite, afin d'apercevoir la personne à l'origine des paroles. Vous êtes encore très faible. Vêtu tout de noir, assis dans un fauteuil, il semblait être tiré de l'étude d'une reliure enluminée. C'est en reposant son épais bouquin que Laura pu apercevoir le détail qui faisait tout. Un col romain. Un prêtre. Mais où était-elle bon sang ? Depuis combien... Elle s'arrêta, étonnée d'entendre sa voix déjà si faible brisée. Elle se râcla la gorge à plusieurs reprises, ne parvenant à chasser cette sensation de bouche pâteuse par l'absence de salive. La soif se fit soudain rappeler à son esprit, intense comme jamais elle ne l'avait connu.

Je pourrais... Hummm ! De l'eau... Rien à faire. Trop difficile de parler clairement. Le prêtre se releva sans effort. C'était de loin l'homme de foi le plus jeune qu'elle ait jamais vu. Pas plus de la vingtaine. Et dire qu'elle allait devoir appeler ce marmot "Mon père". Léger sourire avant qu'il ne lui porte une outre à ses lèvres, soutenant sa tête légèrement relevée. La trentenaire but de longues gorgées, jusqu'à vider l'outre, avant de laisser retomber sa tête en soupirant. Merci mon père. Sa voix restait faible, mais elle ne se brisait plus. Je vous en prie. Elle dévisagea longuement l'homme de foi ; avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres. Quel jour sommes-nous ? Regard étonné de l'ecclésiastique. Vous ne le savez pas ? La chef de lance ne releva pas la remarque. Inutile de s'énerver pour si peu. Disons que j'ai... Un peu perdu la notion du temps... Le treizième du mois de Mars. Elle écarquilla les yeux, partagée entre horreur et étonnement. Huit jours ? Six exactement. On vous a ramené ici le onze au soir, et nous avons passé la nuit à prendre soin de vous. Vous ne vous en rappelez pas ?

Laura fronça les sourcils, cherchant dans sa mémoire ses derniers souvenirs, puis secoua la tête. Non, je me souviens juste de... *Mon père.* Montée de rage à son souvenir, qu'il faut vite ravaler. Enfin, avant que vous ne me trouviez. Où je-suis ? A Grenoble évidemment, l'hôpital Notre-Dame. Vous ne vous rappelez vraiment de rien ? Ton excédé de la jeune femme. Puisque je vous dis que non ! Léger mouvement de recul de l'homme de foi, faisant prendre à conscience à la Florentine qu'elle avait les nerfs à fleur de peau. Elle tâcha de se calmer. Pardon, mon Père. Que s'est-il passé ?

Lorsqu'on vous a plongé dans le bain, vous avez repris conscience, mais manifestement pas votre esprit. Vous étiez hystérique, vous vous débattiez en hurlant, insultant les soeurs et moi-même. Vous parliez de vos enfants, votre père, d'un "Fringant", de vengeance et même de tuer des gens dont je n'ai pas saisi les noms. Ca n'a pas duré bien longtemps, mais vous nous avez donné beaucoup de mal. On a même eu peur que vous sombriez dans les limbes sans espoir de repêche. Laura hocha doucement la tête, choquée d'entendre ces propos, et d'autant plus déabusée de ne pas en avoir le moindre souvenir. Comment vous sentez-vous ? Faible, fatiguée et affamée. Ce n'est pas de cela que je parle. Laura planta son regard d'azur dans celui, brun, du prêtre. Je sais. Lente inspiration et son regard se perdit sur les pavés du plafond, son esprit vadrouilla à l'intérieur d'elle-même, en quête d'une réponse. Je me sens... Pas de réponse. Une larme roula sur sa joue, sans qu'elle ne puisse en réfreiner l'envie. Rien... Il n'y a rien qui vient. Je suis juste... Vide. Le prêtre se rassit dans son fauteuil, sans quitter la trentenaire des yeux. Voulez-vous me parler de ce qui s'est passé ? Laura secoua la tête en signe de déni. Inutile. C'est déjà du passé... Voulez-vous prier avec moi ? Nouveau déni. Prier qui ? Ou quoi ? Sans le vouloir, de la colère, de l'amertume venait d'empreindre sa voix. Dieu ? Le salut de mon âme ? Ou encore qu'Il accorde le pardon à mon père pour ses fautes ? Ou à mon ravisseur ? Qu'est-ce que cela changera !? Qu'est-ce qu'il en a foutre votre putain de Dieu !!? Elle fut prise d'une quinte de toux. Elle avait fini par crier sur l'homme d'église, bien malgré elle. Ne blasphémez pas Son nom. Son ton était restait calme, mais sa voix était dure et autoritaire. La colère vous aveugle au point de refuser toute aide extérieure. Quelle aide ? Celle de Dieu ? Le prêtre secoua la tête. Bien sûr que non. Il poussa un soupir. La mienne.

Laura dévisagea le jeune homme, sans rien pouvoir dire durant quelques minutes. Comment comptez-vous m'aider ? Vous allez partir avec moi sur les traces de mon père ? A Firenze ? On frappa à la porte, puis une soeur entra, un plateau de bois dans les bras. Je vois que vous êtes bien réveillée. On vous entend blasphémer depuis l'autre bout du couloir. La trentenaire encaissa la remarque sans rien dire. Voilà de quoi vous restaurer. La soeur posa le plateau sur les cuisses de la Florentine. Besoin de rien mon Père ? Il déclina l'offre d'un signe de tête, puis congédia la nonne avant de venir aider Laura à s'installer. Celle-ci ne se fit d'ailleurs pas prier et elle avala le repas en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, laissant tomber politesse et autres simagrés d'usage pour simplement contenter son appétit. Quand elle eut fini, le prêtre la débarrassa du plateau et l'aida à se réinstaller, avant de retourner s'asseoir. Laura retourna dans la contemplation de son plafond, réfléchissant aux paroles du jeune homme. Elle resta ainsi durant de longues minutes, les idées tourbillonantes dans son crâne dénué de repères. Un râclement de gorge, et elle put prendre la parole. Il m'a détruite... Ce mercenaire... Il a mêlé la torture physique avec le poison de ses paroles, afin de me détruire de l'intérieur. Je n'aurai jamais cru ça possible... Je veux dire, vis-à-vis de moi. Je pensais en avoir assez vu pour résister, encaisser les coups. Mais au final, il a juste dit la vérité. Dans sa forme la plus pure, la plus directe, la plus abjecte... L'Homme n'est pas fait pour entendre la vérité. C'est peut être pour ça que Dieu lui reste inaccessible. Elle tourna la tête vers l'homme en soutane, remarquant alors que son attention est rivée sur elle. Pourquoi cherche-t-on la compréhension mon Père ?

Il se cala au fond de son fauteuil, croisant les doigts sur sa poitrine, avant de répondre. Nous ne cherchons pas la compréhension auprès du Seigneur, seulement des réponses que notre esprit est capable de comprendre et d'accepter ; sans quoi, nous ne pouvons avancer. Pour le reste, c'est de la foi. Nous acceptons ce qui nous arrive, en nous en remettant à Sa volonté pour ce qui nous échappe. Il n'y a rien à comprendre. C'est ainsi. Elle secoua la tête. Non. Vous croyez que je vais me laisser persuader qu'il s'agissait d'une épreuve divine ? Que tout cela était inéluctable et écrit ? L'homme de foi soupire. Pas du tout. Vous ne comprenez pas. Nous sommes ce que nous faisons. Dieu ne nous juge que par cela. Il ne dirige rien. Il nous a laissé le libre-arbitre pour cette simple raison. L'épreuve, l'horreur, que vous avez vécu, il a bien fallu des raisons, des causes pour parvenir à cet aboutissement. Il la pointa du doigt. Des raisons dont vous êtiez le centre. Je suis née dans ces conditions, je n'ai rien demandé, ni provoqué. Cette situation était déjà antérieure à ma naissance, et même une fois en ce bas-monde, à ma conscience. Vous repoussez encore l'évidence. Au début certes vous ne pouviez rien faire. Certains naissent dans l'argent et d'autres dans la boue. Des mères survivent à la mise au monde de leur descendance, et d'autres meurent. C'est ainsi. Vous, vous avez survécu, à votre naissance, et à la naissance de vos enfants. Manifestement, vous êtes née pour vivre et faire vivre, mais ce qui vous arrive est la somme la plus pure des conséquences de vos choix. Je n'ai pas choisi d'être enceinte ! s'exclama-t-elle avec colère. Non ! Cessez de vous déculpabiliser sur des faits propres au Seigneur. C'est vous qui avez choisi d'accomplir l'acte de chair en dehors des liens sacrés du mariage. Vos enfants n'ont aucune légitimité, et à cause de cela, ils portent votre nom, pas celui du père. Ce même nom qui vous les a fait enlever. Vos choix ! Vos conséquences ! Pourquoi en vouloir maintenant à ceux qui ont tiré profit de la situation que vous avez créée !? La nature humaine est ainsi, et vous le savez !

La Florentine avait affiché un air des plus impassible en voyant le visage du prêtre virer au cramoisi. Les vérités énoncées lui sautaient à la gueule avec violence. Des vérités à l'état brut, encore, des vérités que son esprit n'était pas capable de comprendre. Ces réponses là ne la satisfaisait pas, pas pour l'instant. Elle ricana doucement avant de lui lancer : vous êtes trop jeune et trop baigné de religion pour saisir la nature humaine. Le prêtre se leva de son fauteuil et se dirigea vers la porte de la petite chambre. Et vous trop têtue. Il ouvrit la porte et resta dans l'ouverture. Reposez-vous. Nous reparlerons quand vous aurez l'esprit clair. Il sortit en claquant la porte. Laura ferma les yeux, ressassant la discussion durant quelques minutes avant de sombrer dans un sommeil agité.


[Grenoble ; Hôpital Notre-Dame ; 16 Mars 1458]

Vous reprenez des couleurs, Laura. La trentenaire hocha la tête et se redressa d'elle-même. Ouais. Ca va mieux... Ne forcez pas. Sourire en coin. Vous me connaissez mal. Le prêtre lui rendit son rictus. Je commence à saisir le personnage, mais il vous va falloir prendre encore un peu de repos. Je sais. Je partirai demain. Nous verrons bien. Le prêtre reprit sa place. Laura le dévisagea. Vous allez jouer les garde-malades longtemps ? Ma présence vous dérange ? Elle secoua la tête. Du tout. Vous avez de l'eau ? Le jeune homme lui lança une outre au bruit gargouillant. Comme à chaque fois, le Maistre-Instructeur lui fit sa fête, avant de la relancer vers la soutane. Et comment allez-vous ? Elle ricana. Vous n'espérez quand même pas que je vous donne raison à propos de notre dernière discussion ? L'ecclésiastique rit de bon coeur. Il avait un rire léger, apaisant. Je crois en beaucoup de choses, mais je reste sceptique face aux miracles. La chef de lance partagea sa jovialité avant de répondre plus sérieusement. Mais j'admets avoir eu tort. Elle remonta le coussin contre la tête de lit et s'adossa au mur, sous le crucifix accroché à la pierre par une agrafe de maçon. Tout ce qui est arrivé n'était pas inévitable, c'était juste nécessaire ; comme il est nécessaire de se brûler pour se méfier du feu. Ce que j'ai vécu, ce n'était pas une épreuve, ou plus exactement, ce n'était pas l'épreuve vers laquelle ma naissance devait me conduire. Au final, toutes les choses qui me sont arrivées, le résumé de ma vie, le passé que je laisse traîner derrière moi, ne me ramène que vers une seule chose : mes racines. Je comprend mieux ce que vous vouliez me faire admettre.

Le prêtre se cala au fond de son fauteuil, affichant toujours cet air attentif, un petit sourire satisfait scotché sur les lèvres. Laura ne put s'empêcher de lui en faire la remarque. Ne souriez pas de cet air si prétentieux, mon Père. J'ai l'air si naïve ? Vous vous pensez toujours naïve ? Soupir d'exaspération. C'est au séminaire qu'on vous apprend à répondre aux questions par des questions ? C'est franchement très chiant. Nouveau rire de l'homme de foi. N'est-ce pas là le paradoxe même de l'intelligence humaine ? La réponse à une question ne faisant rien d'autre que soulever d'autres questions. Je prends juste un raccourci. Grommèlements du Maistre-Instructeur avant qu'elle ne reprenne le fil de sa pensée. Quoi qu'il en soit, j'ai toujours pensé qu'en m'enterrant plus profondément, en me cachant, en brouillant les pistes, je finirai par devenir libre, je parviendrai à me faire oublier. J'ai changé de patrie, de nom, d'orientation. J'ai tout changé, mais dans le fond, tout est toujours revenu me chercher. Toujours Firenze et ses magouilles, toujours les Constantini, toujours les mêmes protagonistes et les mêmes raisons. En réalité, alors que je pensais faire des choix en me basant sur ma liberté nouvelle et retrouvée, je ne faisais des choix que poussée par la fuite de mon identité. Mon père ne m'a pas enlevé mon fils, ni pris ma raison de vivre ; il m'a montré le chemin. Regard en coin espiègle vers le prêtre. Et n'allez pas y trouver une quelconque signe Divin... Il leva les mains en guise de réponse, mimique innoncente signifiant "je n'ai rien dit". Hochement sec de tête de la Florentine alors qu'elle reprit le déroulement de ses pensées. Je dois affronter mes démons, accomplir mon "ordalie". On m'a cherché durant plus de trois décennies pour me ramener à Firenze, ce que j'ai toujours voulu éviter ; mais maintenant, je vais m'y rendre de ma propre volonté, et les écraser sous le poids des conséquences de leurs propres choix.

Le jeune ecclésiastique frappa dans ses mains, faisant sursauter la chef de lance. Voilà ! Vous avez enfin compris où je voulais vous mener ! J'ai pas dit que vous aviez raison pour autant, se défendit-elle. En effet, vous l'avez simplement démontré. Encore mieux n'est-ce pas ? Grommèlements. Je vois pas ce que ça change. Ca change que vous ne sortirez pas demain. Laura le fusilla du regard. Et pour... Vous pouvez partir dès à présent. Expression hébétée de la trentenaire. Le prêtre prit une mine condescendante. Vous ne pensiez pas que je vous veillais pour vous voir vous remettre de vos blessures. De ce que j'ai vu en vous lavant, vous avez connu des souffrances physiques bien pire. C'est votre crise d'hystérie qui vous a valu ma présence. Votre âme était déchirée, et vous aviez besoin d'aide. Maintenant, vous êtes guérie. Vous refusez Dieu, vous refusez la foi. C'est votre choix. Les athées ne sont pas une menace, ni des brebis égarées, ni même le berger. On est quoi alors pour vous ? Petit sourire du moine. Les chiens de troupeau. Ceux qui définissent et rappellent les limites. La trentenaire éclata de rire alors que le prêtre se levait. Il y a de quoi vous vêtir au pied du lit. Laura se pencha en avant et tira à elle l'habit, avant de l'examiner. Une robe de nonne ? C'est une blague ? C'est tout ce qu'on a, et c'est bien suffisant pour quitter cet endroit autrement qu'en tenue d'Eve. Elle secoua la tête. Je vous attend dans le couloir.

Quelques instant plus tard, la Florentine était dans le couloir de l'Hôpital Notre-Dame, vêtue du noir des bonnes soeurs, marchant aux côtés du jeune homme dans un silence monastique. Ils atteignirent la porte principale, lourde porte de bois massive, bardée de clous. Ils restèrent côte-à-côte sur le parvis, elle, regardant les sommets des remparts se détacher sur le ciel azur et cristallin de cette fin d'hiver, avec les reliefs du Vercors et de la Chartreuse encore drapés de neige pour arrière décor. Elle prit une grande inspiration, puis regarda l'imposant castel de Grenoble vers le Nord, dominant la cité Iséroise. Tout de suite, la remarque fusa dans son esprit. Je vais enfiler un uniforme et je vous ramène votre tenue. Le prêtre leva la main en signe de négation. Non. Conservez-la. Afin de ne pas oublier votre passage ici. Elle secoua la tête avec un rictus ironique. Vous êtes vraiment un drôle de cureton... Je risque pas de vous oublier. Petit rire partagé. Vous allez partir à Firenze dans l'immédiat ? Non. Ca va me demander une grande préparation. Vous pensez y trouver des réponses ? Nouveau signe de négation de la tête, puis elle descendit les marches afin de s'engager dans les ruelles. Le prêtre leva les bras en signe d'incompréhension, puis répéta sa question, d'une voix forte. Répondez-moi Laura ! Vous comptez y trouver des réponses !? Elle se retourna, sourire mesquin sur les lèvres. Bien sûr que non ! Juste soulever d'autres questions, Mon père !!
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Ven 25 Oct 2013 - 9:54

NDJ arriva le premier aux barbacanes, à la sortie du Castel, vu qu'il transportait tous ses avoirs.Il avait laissé tout ce qui lui serait inutile dans sa charrette du côté des écuries et se tenait tout fringuant appuyé à la muraille, avec son sac à dos et ses armes.

Il ignorait si Rotule avait prévu une patrouille à cheval ou à pied.

Il attendit les 3 autres en sifflotant...
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Ven 25 Oct 2013 - 21:38

Les Chevaux préparer par le palefrenier de l'école, le Baccard arriva au lieu dit avec les bourrins prévu pour chacun des aspirants.
A cela il espérait que la recrut Alexa savait monter.

Bien que la mission était de routine et essentiellement basé pour l'instruction, il n'en demeurait pas moins que le danger pouvait être présent. Pour cela Rotule avait prit soin de passer des protections matelasser ainsi que sa cote de maille, en plus de son mantel de veille, et avait préférer de s'équiper de son épée Bastarde, une épée très répandu relativement légère qui permettait justement de la manier a une main. Pour le coup il avait passé en bandoulière a l’arrière de ses épaules son écu, et bien évidement sa dague fétiche, la dague a Rouelle, idéale au corps a corps pour s'enfiler dans les interstices de n'importe quelle armure et piquer au sang l'assaillant, était elle aussi du voyage tout comme son arbalète de poing enfourner au dextre de la selle de son Destrier Yakuza pour  rester a porter de sa pogne si jamais celle ci devait servir.

Le prime automne avait fait son apparition, pour cela il avait fait préparer de quoi passer les trois jours a venir en extérieur.

L'heure était venu pour tous de se retrouver au porte du castel, et au pas sur son cheval, suivit du palefrenier. et des trois montures.


Mes Respect Aspirant NDJ ! tu es le premier au rendez vous. Au moins tu à l'avantage de choisir ton compagnon de voyage... disant cela il l'invite a prendre la bride d'un des destriers. Un conseil évite de prendre l’alezan il a un caractère de cochon.

Fixe ton bardage a ton bourrin.
Exprime Tul alors que L'ex capi arrive avec Alexa et qu'il flatte l'encolure de Yakuza...
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Sam 26 Oct 2013 - 19:43

Comme prévu, Tule arriva le premier, avec 3 canassons:

Mes respects, chef, vaut mieux que je prenne le plus rétif, je sais pas ce que les autres valent à dos de cheval...possible que je sois un peu rouillé moi-même, on va voir ça tout de suite affraid 

Il laissa son sac par terre et s'empara des rênes de l'alezan qui commençait déjà à renâcler; il lui murmura à l'oreille en lui flattant l'encolure:

Dis, l'affreux, n'essaye surtout pas de faire ton cochon avec moi, suis de pire caractère que toi, donc sois sage et on va faire une bonne équipe...

Il enfourcha sa monture en douceur et lui fit faire quelques pas, puis talonna directement afin de faire comprendre à l'animal qui était le maître;réaction immédiate du destrier qui se lança au galop;après une centaine de mètres, NDJ tira sur les rênes, fit faire demi-tour et se relança à vive allure avant de stopper près de l'instructeur, ravi de retrouver ses sensations;il sauta à terre l'air heureux comme un gamin:

Wahouuu, c'est une bête celui-là, je l'adopte...et je sens qu'on va bien se marrer...
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Sam 26 Oct 2013 - 22:47

Alexa arriva en même temps que son amie pour rejoindre NDJ et Rotule.

Prête !

Elle déposa son barda et resta droite, prête à partir.

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Dim 27 Oct 2013 - 2:19

Elle avait prix tout le nécessaire, c'est à dire 3 fois rien. Les instructeurs étaient là avec des beaux chevaux. Un grand sourire s'étira sur ses lèvres : Led adorait les chevaux mais elle eu une crainte pour Alexa qui n'avait pas l'habitude du tout.

Aspirante Led, présente !

Je suis prête pour vous suivre. J'ai bien éteint le feu dans l'âtre et fermé ma porte à clé c'est tout bon.


Elle ricana un peu en faisant volontairement  état de préoccupations un peu légères. Mais en habituée des  longues campagnes militaires elle savait ce qu'il fallait prendre .... ou pas.
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Lun 28 Oct 2013 - 21:09

NDJ vit arriver les deux filles, lança un regard noir à Led, puis lança:

Bon, on va abréger la vérification paquetage, mais assurez-vous que vous avez de la bouffe, un couteau, vêtement chaud et une arme correcte...sans oublier votre flasque d'alcool, le plus important après votre arme quasi...pour le reste, l'instructeur et moi devrions compléter, mais sachez qu'il est toujours intéressant d'avoir une longue corde, de la ficelle, peaux de moutons, nécessaire pour faire du feu...j'emmène en plus ma trousse d'urgence avec bandages, crèmes, matériel de suture et chirurgical, mais espérons que ça ne servira pas...quoique...

Il ricana puis se tourna vers Alexa:

Alexa, t'as déjà monté?
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Lun 28 Oct 2013 - 22:09

Led était tranquille, elle avait pensé à tout. D'ailleurs elle venait de passer 6 mois en campement militaire à camper sur les bords du Rhône. De plus la mission en Champagne du mois de mai qu'elle avait commandé avait duré bien plus que 3 jours et leur avait fait traverser la moitié de la France. Elle n'avait pas oublié quoi prendre.

Elle sourit aux instructeurs, un peu inquiète pour Alexa qui n'avait jamais eu l'occasion de monter à cheval.



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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Lun 28 Oct 2013 - 23:28

Chef ! Comme arme je n'ai qu'un baton encore. Pour le cheval, je ... je sais y aller.

Elle craignait qu'ils allaient lui dire de courir derrière eux si elle disait n'être jamais montée. Elle mentit donc et se débrouillerais pour y arriver et puis Led l'aiderait.


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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Mar 29 Oct 2013 - 1:14

NDJ sourit de voir Alexa l'appeler chef et de sentir qu'elle ne savait pas monter:

Hum, Alexa, suis pas plus chef que toi, ni Led, même si j'ai épinglé mes médailles sur mon uniforme de bleu, donc NDJ suffira amplement...bon je vais t'aider à monter ton cheval et faire quelques pas à tes côtés, tu peux commencer par le caresser sur le chanfrein, au dessus des naseaux, puis pied gauche à l'étrier, on agrippe le pommeau de selle et hop on enfourche...je te montre:

Il enfourcha la monture d'Alexa en détaillant les gestes puis redescendit...

Voila, à toi maintenant, je reste à côté, rien à craindre, le cheval est docile et on commencera au pas le temps que tu t'habitues...tu prends les rênes en main et tu talonnes gentiment pour le faire avancer, puis tu tires rêne gauche ou droit pour diriger la bestiole et tu tires sur les deux pour ralentir ou t'arrêter...vas-y...

Il tint les rênes le temps qu'Alexa monte...
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Mar 29 Oct 2013 - 21:38

Le Baccard écoutait et observait NDJ donner les explications, le voyant faire, il sourit car celui ci semblait n'avoir rien perdu de ses années passées entant que soudard, et il avait ce que tous n'ont pas, le plaisir d'aider et d'instruire ses fréres et soeurs d'armes. Quand tous seraient de retour, que les aspirants auraient prêter serment de leur engagement en place d'arme de l'école, Rotule irait trouver le Maitre Instructeur pour lui demander d'accorder a son ami le Barbier des Montagnes de pouvoir passer le test d'instructeur, certain qu'il serait prendre plaisir à enseigner.

Tout en confiance Aspirant Alexa, ton cheval s'est ton ami, et celui ci ressent l'état dans le quel tu te trouve... Si tu es anxieuse il le sera également, si tu es calme et confiante, il le sera tout autan et se laissera diriger bien plus docilement.

Dans son Barda Rotule avait prit la bible du Soldat pour chacun d'eux, dans l'idée de la leur transmettre une fois qu'ils auront établi le premier campement et démarrer les tours de veille de la nuit.

Alexa ayant passer ses bottes aux étriers sous les conseil avisé de l'ex Seigneur des Lances de Briançon, Rotule la regarde en lui réalisant un sourire d'encouragement.


Cela est parfait... Puis talona son Destrier pour sortir au pas de l'enceinte du castel.

Notre objectif pour cette patrouille d'instruction est d’établir un barrage de contrôle sur l'axe entre Dié et la Capitale Savoyarde.

Alors qu'il salut les gardes qui ouvrent la grande grille et font coulisser le pont levis pour laisser sortir le groupe armée, Rotule s'adresse à LED et NDJ...

Vous qui n'êtes pas des bleus, pouvez vous expliquer à Alexa quelles sont les recommandations nécessaire concernant la vie d'un Soldat une fois que celui ci est intégrer a sa garnison ?


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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Dim 3 Nov 2013 - 8:43

Voyant que Led restait désespérément silencieuse, tandis que Alexa hésitait à monter, NDJ répondit:

Instructeur, je vous renvois au guide du soldat débutant qu'on peut trouver à la bibliothèque de l'école:une fois le serment presté en place d'armes, le soldat va se présenter à son seigneur des lances et remplir son dossier militaire...ensuite il passe à l'armurerie chercher son équipement, puis il doit s'intégrer au plus vite à la vie de la garnison en étant actif, voire virevoltant et en se portant volontaire pour nettoyer les latrines...

Il éclata de rire et poursuivit:

Enfin, en toute circonstance, le soldat doit obéir aux ordres, faire preuve de respect ET passer tous les jours en garnison, mais perso, je trouve qu'un peu de fantaisie voire des petites blagues gentilles ne nuisent pas, sauf si on veut éviter les punitions et les corvées...


Dernière édition par SLAD le Lun 4 Nov 2013 - 13:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Dim 3 Nov 2013 - 18:52

D'accord NDJ j'y prendrais garde, je vous .... te demande pardon.

Elle prit ensuite un air rassuré sachant bien que le cheval ne se laisserait pas tromper par son air car elle avait un peu peur. Elle fit comme  on lui avait montré et étant assez grande elle atteignit l'étrier et se hissa ensuite en se tenait aux rênes. Mais le cheval hennit, la tête tirée en arrière. Alexa lui avait fait mal. Par chance il ne la renversa pas. Elle ressaya après une caresse au cheval et se tient cette fois seulement à la selle et réussit. Le cheval bougea et elle s'accrocha comme elle put mais resta dessus. Elle avait peur que le cheval marche ou même galope car tant qu'il bougeait pas ça allait encore. Cachant sa gêne elle demanda :

- C'est un ... c'est un garçon ou une fille le cheval ?

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Lun 4 Nov 2013 - 6:19

Led reçut les paroles de NDJ avec le sourire et .... un peu gênée de son temps de réponse cueillit quelques fleurs en laissant Alexa se débrouiller pour monter. Elle savait qu'elle avait peur mais elle ne voulait pas la surprotéger. Elle revint avec 2 petits bouquets alors que la petite équipe sortait déjà par les portes de la caserne. Elle les déposa sur les pommeaux des deux selles.

- Tenez tous les deux ! Ces quelques fleurs pour me faire pardonner de vous faire attendre.

Elle enfourchant son cheval qui était une superbe bête qui semblait assez calme. Elle avait toujours de la peine à monter car elle était petite et devait toujours remonter les étriers sinon elle ne parvenait pas à prendre appui dessus une fois en haut. Mais le souci c'est pour atteindre les étriers depuis le sol. Elle avait une petite technique bien à elle et surtout beaucoup d'entraînement qui lui permettait de monter sur un grand cheval. Elle s'arrangeait juste pour monter du côté opposé des autres quand c'était possible.

Rotule passait les portes quand Alexa posa sa question sur le sexe du cheval et Led sourit de la manière assez drôlasse dont elle la posait.


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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Lun 4 Nov 2013 - 12:29

C’est exacte Aspirant NDJ, mais aussi Aspirant Alexa, mais pour vous aussi Aspirant Ledzeppelin et NDJ, vous devrez  chaque soir et je dis bien chaque soir, vous rendre soit en place des ordres de votre garnison, soit au lieu indiqué par votre supérieur si vous êtes hors de votre garnison,  pour signifier que vous avez bien pris les ordres du jour. Mais aussi et surtout ne pas avoir abusé de la boisson qui vous empêcherais tout action, ni même entreprendre une tache qui vous prendrais tout votre temps, et cela tant  que les ordres ne sont pas tombé.

Si jamais vous êtes contraint à une  absence forcé prévu, pensé  de bien  signifier  celle-ci a votre supérieur pour ne pas mettre en danger vos frères et sœur d’armes qui se trouveraient en nombre inférieur par rapport a d’habitude.


Tous suivaient  au pas, et en arrivant a la jonction qui permettait soit de bifurquer en direction de Dié le Baccard tira sur les rênes de son destrier pour faire avancer le groupe sur leur chemin senestre en direction de la capitale Savoyarde, puis en profita  pour répondre a la question d’Alexa qui semblait inquiète de connaitre le sexe de sa monture.  C’est simple, si durant les trois jours a venir ton cheval cherche a grimper la jument de NDJ, hé bien tu auras réponse à ta question.

Toujours au pas sur leur monture, ne croisant rien d’autre que des Choucas et de petits moineaux qui virevoltent au dessus d’eux, il reprend ses explications.

Un autre point important quand on est soldat… A chacun de vos déplacements dans le cadre militaire,  que cela soit pour effectuer une défense, une patrouille, un déplacement soit dans un corps d'Armes, une Lance, ou pour une intégration en Armée, vous vous devez adopter un comportement adéquat pour être solidaire de vos frères et sœurs d’armes qui se trouveraient incorporé avec vous lors d’une mission .

Disant cela, Rotule s’adresse à l’ex capitaine, pour que celle-ci l’explique …

Comment doit être le comportement de chaque Soldats lors de ses déplacements Aspirant Ledzeppelin ?
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Mar 5 Nov 2013 - 23:49

Garnison de Lyon a écrit:
Désolé, mais seuls les utilisateurs avec un accès spécial peuvent répondre aux messages dans ce forum.
Je ne peux pas encore parler dans le lieu même si je peux y entrer donc ça sera pour plus tard. Quand je serais digne.

Led sourit et à la réponse de Rotule à Alexa ,,,,, ne comprit pas tout .....

Puis Rotule posa une question


Citation :
Comment doit être le comportement de chaque Soldats lors de ses déplacements Aspirant Ledzeppelin ?
Elle était embêtée elle n'avait pas de manuel, on ne lui avait rien donné, De plus la comtesse n'avait jamais appris les bases du métier, ayant tout appris à la guerre. La théorie elle s'en contrefoutait mais alors royalement. Il fallait juste ne pas le dire ....

Bennnnnn

Ah .... si elle avait su elle s'rait pas venue ....

Il faut déjà savoir quel groupe former : il existe en gros 3 sortes de groupes : les lance, les corps d'armes ou les groupes simples, les trois n'ont pas les mêmes avantages. Les deux premiers sont des groupes dits "armés".

Les groupes simples ne sont en principe jamais utilisés et surtout pas par des soldats. Que le meneur soit noble ou roturier il  ne comprend que 5 personnes au maximum.

- Si il s'agit de défendre le pouvoir, que ce soit contre une révolte de Mairie ou contre une armée entrant en ville, un corps d'armes suffit. Il suffit de multiplier les corps d'armes à volonté en cas de besoin.

- Si il s'agit de faire un déplacement rapide il vaut mieux  créer aussi une lance car elle se déplace à cheval comme nous et avance plus rapidement : 3 nœuds au lieu de 2. Si le déplacement n'a pas lieu d'être rapide, ni le groupe nombreux, un corps d'armes suffit

- Si il s'agit d'intégrer une armée, il est conseillé une lance. Une armée qui ne se formerait qu'avec des corps d'armes perdrait plus que le tiers de son effectif. Une armée comprend 7 groupes armés quel que soit son type. Un corps d'armes simple comprend 5 personnes et une lance 8. L'armée n'aurait donc que 35 soldats au lieu de 56.

Une fois que vous connaissez la mission, vous connaissez le type de groupe à faire. Il faut ensuite informer chacun des membres du groupe pour avoir les mêmes réactions face à l'ennemi (paramètres IG). Comme soldats il est recommandé de mettre des valeurs offensives par défaut. Il est vraiment important que chacun des membre aie les mêmes réactions sinon le résultat s'en trouverait faussé. C'est le fondement même du comportement solidaire avec ses camarades.

Ensuite il doit donner l'exemple aux autres : il boit quand il a fait son travail, pas avant. (IG il déplace son groupe, défend le pouvoir, intègre l'armée, suit le chef d'armée et ensuite il boit). Il doit dans les lieux publics être poli et respectueux envers tous.

Ensuite pour terminer il doit durant tout le temps de la mission si c'est une mission de durée,  tenir les autres membres au courant de ce qui se passe : déplacements, combats éventuels, distributions de vivres, précautions à prendre etc. Il est important que des membres d'un groupe soient toujours au courant, ils ne sont pas que des "suiveurs".

Je ne sais pas si il y a d'autres choses encore que j'aurais oubliées.
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SLAD

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Mer 6 Nov 2013 - 11:42

NDJ sourit en entendant Led s'expliquer et élata franchement de rire parce qu'elle insistait sur la picole drunken 
On sentait bien le civil qui n'a pas encore tout à fait l'esprit militaire, même après avoir commandé une armée pendant des mois.

Il prit la parole:


Tout cela est très juste, Led, mais l'instructeur voulait surtout parler des options de déplacement, à savoir qu'il faut TOUJOURS suivre le meneur du groupe, TOUJOURS se défendre en cas d'attaque et NE PAS HÉSITER À TUER SON ADVERSAIRE dans un combat, ce que tu nommes valeurs offensives par défaut.

Je vous renvois au vademecum du soldat cette fois...

Bon on avance?


Spoiler:
 


Tout en parlant, le groupe avançait maintenant en direction de Chambéry au pas, pitet qu'ils se risqueraient au trot ou au galop sur le retour...

Chef, va pas tarder à faire sombre, on cherche un bon endroit pour installer le campement?
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Alexa Santos

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Jeu 7 Nov 2013 - 16:23

Alexa avait réussi à faire avancer le cheval et ça se passait pas trop mal mais elle avait un peu mal au derrière car elle devait pas être dans le bon rythme mais essayait de se mettre en phase avec le cheval qui était une bonne bête. Mais elle ne savait toujours pas si c'était un garçon ou une fille.

Merci instructeur Rotule ! Je regarderait en descendant, je ne vais pas attendre 3 jours mais sinon mais vu comme l'animal est calme c'est sûrement une fille. Enfin ... une pouliche comme on dit.

Sur la question du chef, Led se lança dans des explications détaillées. Mais bon c'était pas demain la veille qu'Alexa mènerait un groupe ou même calculerait le remplissage d'une armée mais c'était intéressant à savoir quand même- Sur les options à mettre, Alexa les connaissaient et depuis la Provence avait les mêmes. c'était tout bon.

Pour moi c'est déjà fait pour les options. Puis-je savoir où se trouve le vademecum du soldat ?

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Rotule

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Jeu 7 Nov 2013 - 21:08

Rotule écouta les réponses l'Ex capitaine puis de NDJ  les questions posées précédentes.
A tous cela  Alexa acquiesça comme quoi tout était compris et même appliqué. ce qui était une bonne chose.


C'est exacte, c'est ainsi qu'il faille se comporter bravo a vous pour les explications.

Le temps passant et la nuit arrivant vite en cette période de prime hiver, même plus vite que leur avancer en direction de la frontière Dauphinosavoyarde... le Baccard était d'avis que le Montagnard avait raison.

Oui Ndj mais il nous faille aller plus en avant... Ne te souviens tu pas ou nous avions établie notre campement Armée en embuscade lors de la guerre de Savoie avant de fondre sur la capitale ?  il y avait une petite clairière qui surplombe la route et qui permet de voir a distance... c'est la bas que nous devons établir notre campement pour la nuit.

Puis l'Instructeur s'adressa  a la jeune aspirante.

Alexa, avant d'aller vérifier ce qu'est ta pouliche, et de lire le corpus, il va falloir que l'on avance plus vite si l'on ne veut pas établir le campement de nuit.  Aller  tu semble alaise, essaye de nous suivre, et si tu n'y arrive pas alors tu chevauchera derrière NDJ et LED convoiera ton cheval sangler au siens.

A cela le Baccard talonne son Destrier et s' élance au galop en restant attentif au cas ou Alexa appelait pour demander de l'aide si celle ci n'arrivait pas à maîtriser son cheval autrement qu'au pas.
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SLAD

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Ven 8 Nov 2013 - 15:13

NDJ se réjouit d'avoir un peu d'action et acquiesça à la proposition du Tule:

Tu trouveras le vademecum à la bibliothèque de l'école dès notre retour Alexa...
Te conseille de talonner ta monture 2 fois pour prendre directement le galop qui est plus confortable que le trot pour les cavaliers moins expérimentés...laisse faire ton cheval qui va suivre celui de l'instructeur et tu verras, ça risque même de te plaire...allez go...


Il tira sur un rêne et son destrier répondit immédiatement pour venir se placer derrière l'aspirante, il préférait garder un oeil sur elle au cas où...
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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Ven 8 Nov 2013 - 21:54

Elle trouvait cela fort sympathique même si cela manquait un peu d'action à ses yeux mais il était normal que ils n'allaient pas la mettre en situation de danger trop rapidement. En tout cas la région était bien belle. Elle avait parcourut depuis le sud du Portugal ou elle était née jusqu'en Navarre puis en Provence ou le sort la guida, bien des paysages et des superbes. Elle adorait la vallée du Rhône qui l'avait séduite et cette région de montagnes ou elle allait vivre bientôt était tout aussi enchanteresse.

A la proposition de galoper pour accélérer l'allure elle fit comme on lui dit et fut bien surprise de la vitesse et de l'obéissance du cheval qui semblait tout comprendre ce qu'on voulait. Etrangement les rebonds se firent moins durs et elle serra bien ses cuisses sur sa monture et se pencha un peu. L'animal courait vite. C'était tellement agréable mais curieusement elle fut prise d'un fou rire incompréhensible. Comme si la vitesse avait déclenché tout ça. Elle se laissa donc aller à rire et de profiter du vent qui fouettait son visage. Elle adorait cela.

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LedZeppelin

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MessageSujet: Re: [RP] Entre Die et Chambery : Grenoble.   Sam 9 Nov 2013 - 0:52

La promenade était magnifique et les feuilles aux couleurs chaudes de l'automne rendaient le paysage flamboyant.

Regardez comme c'est beau ! On a de la chance de vivre dans un si beau pays. Ce n'est pas pour rien qu'on a envie de se défoncer pour lui.

Elle se tut, elle se laissait emporter pas des sentiments peu militaires et ce n'était pas le moment. Restants bien aux aguets elle ouvrait l'œil et le bon.

Elle était contente de voir qu'Alexa sa si fidèle amie se plaisait à cheval. Elle était si dévouée la gentille Alexa qu'elle ne pensait jamais à elle même ou alors tout en dernier. Led lui devait tant par sa présence toujours constante. Entraînés par le fou rire d'Alexa, la petite troupe galopait à bon train.
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